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Vivre avec la CMT2CAccueil

En brefDes définitions simples des termes employés sur ce site.

Accès élargi (expanded access)
Une procédure de la FDA, l’agence américaine du médicament, qui permet à un médecin de demander un médicament expérimental (pas encore approuvé) pour l’utiliser en dehors d’un essai [43].
Amyotrophie spinale distale congénitale (CDSMA, congenital distal spinal muscular atrophy)
Une maladie liée à TRPV4, présente dès la naissance, avec une faiblesse des jambes et des rétractions articulaires [6].
Amyotrophie spinale scapulo-péronière (SPSMA, scapuloperoneal spinal muscular atrophy)
Une maladie liée à TRPV4, avec une faiblesse des muscles de la ceinture scapulaire (autour des épaules) et du bas des jambes [6].
Antagoniste (inhibiteur)
Une substance qui bloque un canal. Chez des mouches et des souris servant de modèles de la maladie, des antagonistes de TRPV4 ont corrigé les anomalies [15].
Arthrogrypose (arthrogryposis)
Des rétractions articulaires (des articulations raides, qui ne peuvent ni se plier ni se tendre complètement) présentes dès la naissance, signalées chez 33 % des personnes du registre TRPV4 [3].
Barrière hémato-médullaire (blood-spinal cord barrier)
La paroi protectrice des vaisseaux sanguins de la moelle épinière. Chez des souris porteuses de mutations de TRPV4, elle était altérée à certains endroits précis [15].
BiPAP et PPC (CPAP)
Deux appareils d’aide respiratoire différents, souvent utilisés la nuit. La BiPAP (ventilation à deux niveaux de pression) envoie une pression plus forte à l’inspiration et plus faible à l’expiration : elle aide ainsi des muscles respiratoires affaiblis à faire circuler l’air. Un ventilateur à domicile fait le même travail, avec davantage de possibilités de réglage [288]. La PPC (pression positive continue, CPAP en anglais) fournit une pression constante qui maintient les voies respiratoires ouvertes, mais n’aide pas des muscles respiratoires affaiblis : ce n’est donc pas le bon appareil quand ces muscles sont faibles [288]. Voir PPC et faiblesse des muscles respiratoires.
CaMKII
Une enzyme activée par le calcium. Dans une étude chez la mouche, c’est elle qui avait le plus d’influence sur la toxicité de la forme mutée de TRPV4 [26].
Cas index (proband)
La personne par qui les médecins ou les chercheurs découvrent une famille, en général le premier membre de la famille à recevoir un diagnostic. Les articles de recherche décrivent les autres membres de la famille par rapport au cas index.
Cellules endothéliales (endothelial cells)
Les cellules qui tapissent l’intérieur des vaisseaux sanguins. Chez la souris, c’est la forme mutée de TRPV4 présente dans ces cellules qui entraînait la maladie [15].
ClinVar
Une base de données publique et gratuite de la National Library of Medicine, la bibliothèque nationale de médecine des États-Unis. Elle rassemble les classifications de variants génétiques établies par les laboratoires, avec une note en étoiles qui indique à quel point chacune a été vérifiée [217]. Voir Variants de TRPV4.
CMTES (CMT Examination Score)
Un score de sévérité clinique, établi à partir des symptômes et de l’examen médical ; 0 signifie l’absence de déficit. La version standard va de 0 à 28 [95]. Le registre TRPV4 a utilisé une version pondérée (méthode de Rasch) qui va de 0 à 32 : le score moyen des participants était de 11, dans la zone modérée, et les scores individuels allaient de 0 à 22 [3].
Désignations Fast Track, médicament orphelin (Orphan Drug) et « maladie pédiatrique rare » (Rare Pediatric Disease)
Des désignations accordées par la FDA, qu’ABS-0871 a obtenues [4].
Domaine à répétitions ankyrine (ARD, ankyrin repeat domain)
La partie de la protéine TRPV4, située à l’intérieur de la cellule, où se trouvent la plupart des mutations à l’origine de neuropathies [6].
Électromyogramme (EMG) et étude de la conduction nerveuse
Des examens électriques des muscles et des nerfs, souvent réunis sous le nom d’électroneuromyogramme (ENMG). Dans la CMT2C, ils montrent des réponses motrices réduites avec des vitesses de conduction normales, ainsi que des signes d’atteinte ancienne des nerfs (signes neurogènes chroniques) [6].
Étude d’histoire naturelle (natural history study)
Une étude qui suit des personnes au fil du temps pour comprendre comment une maladie évolue. Par exemple, l’étude INC 6601 prévoit une visite par an [52].
Faiblesse non dépendante de la longueur des nerfs (non-length-dependent weakness)
Une faiblesse qui ne commence pas simplement par les pieds, là où se terminent les nerfs les plus longs, pour remonter ensuite. Elle peut toucher par exemple les épaules ou les hanches [6].
Gain de fonction (gain of function)
Une mutation qui rend une protéine trop active. Selon le consensus actuel, c’est de cette façon que les variants de TRPV4 responsables des formes neuromusculaires provoquent la maladie [6].
HMSN 2C
Sigle anglais de la neuropathie héréditaire sensitivo-motrice de type 2C, un ancien nom de la CMT2C [11].
Laryngoscopie
Un examen des cordes vocales à l’aide d’une petite caméra, recommandé une fois par an dans les maladies liées à TRPV4 [6].
Maladies alléliques (allelic conditions)
Des maladies différentes causées par des modifications du même gène. La CMT2C, l’amyotrophie spinale scapulo-péronière et l’amyotrophie spinale distale congénitale sont alléliques, tout comme les maladies osseuses liées à TRPV4 : toutes sont dues à des modifications de TRPV4 [6].
Mosaïcisme (mosaicism)
La présence d’un variant dans une partie seulement des cellules du corps, décrite pour TRPV4 en 2025 [20].
Neuropathie axonale (CMT de type 2)
Une atteinte des nerfs dans laquelle l’axone, le fil du nerf, est abîmé, et le signal perd de sa force [9].
Neuropathie démyélinisante (CMT de type 1)
Une atteinte des nerfs dans laquelle le problème se situe dans la myéline, la gaine isolante du nerf, et les signaux sont ralentis [9].
Orthèse cheville-pied (AFO, ankle-foot orthosis)
Une orthèse, souvent appelée « releveur », qui sert à corriger le pied tombant [6].
Parésie des cordes vocales (vocal fold paresis)
Une faiblesse des cordes vocales, diagnostiquée chez 55 % des personnes du registre [3].
Pénétrance réduite (reduced penetrance)
Les personnes porteuses du variant ne développent pas toutes des symptômes visibles (on parle aussi de pénétrance incomplète). Les signes peuvent être si discrets que ni la personne ni ses médecins ne les remarquent, ou n’apparaître que tard dans la vie [6].
Reclassification
Le changement de classification d’un variant à la lumière de nouvelles données, par exemple des tests chez d’autres membres de la famille, des études en laboratoire ou des données de population. Dans de grandes études menées par des laboratoires de génétique, environ 7 à 8 % des variants de signification incertaine (VSI) ont été reclassés en quelques années, la plupart comme bénins [210].
RhoA
Une protéine régulatrice qui se lie à TRPV4 et freine l’ouverture du canal. Les mutations responsables de neuropathie perturbent cette liaison [24].
SARM1
Une enzyme qui pilote le programme d’autodestruction intégré à l’axone [31].
Ségrégation (segregation)
Le fait qu’un variant accompagne ou non la maladie dans une famille : on le retrouve chez les membres atteints et, idéalement, pas chez les membres non atteints. C’est l’un des éléments de preuve utilisés pour classer les variants [229].
Stridor
Une respiration bruyante due à un rétrécissement des voies respiratoires, signalée par 40 % des participants du registre [3].
Transmission autosomique dominante (autosomal dominant)
Un mode de transmission dans lequel chaque enfant d’un parent atteint a un risque de 50 %, soit une chance sur deux, d’hériter du variant [6].
TRPV4
Un canal situé dans la membrane des cellules, qui laisse entrer le calcium, et le gène qui permet de le fabriquer. Des modifications de ce gène provoquent la CMT2C [10].
Variant de novo
Une modification génétique nouvelle, qui n’a pas été transmise par un parent. Environ 10 % des cas de CMT sont dus à de nouveaux variants [9].
Variant de signification incertaine (VSI ; variant of uncertain significance, VUS)
Une modification génétique sur laquelle on manque de données pour dire si elle cause la maladie ou si elle est sans danger. Un tel résultat ne confirme ni n’exclut une cause génétique, et le variant peut être reclassé à mesure que les données s’accumulent [205]. Voir Variants de TRPV4.
Variant pathogène (pathogenic variant)
Une modification génétique classée comme responsable de maladie. Pour ma part, je porte le variant TRPV4 p.Arg186Gln. Voir Variants de TRPV4.

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