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Guide de l’activité physique : exercice et kinésithérapie à la mesure de votre vie

En brefL’exercice peut développer ou préserver la force des muscles qui fonctionnent encore assez bien [240], mais les muscles qui n’ont plus que très peu de force ne répondent généralement pas à l’entraînement [238]. Pour ceux-là, c’est le plus souvent une orthèse ou une autre aide technique qui permet de retrouver la fonction perdue [235]. Mieux vaut un programme que vous pourrez suivre pendant des années qu’un programme idéal abandonné au bout d’un mois. Aucune étude sur l’exercice n’a été menée dans la CMT2C : tout ce qui suit s’appuie donc sur des recherches portant sur d’autres types de CMT, et doit être adapté à votre situation avec votre propre équipe soignante [56].

Pourquoi ce guide

Il y a une critique de la kinésithérapie qui m’est restée en tête. Les programmes à faire chez moi qu’on m’a remis prévoyaient des exercices plusieurs fois par jour, la plupart des jours de la semaine : dans la vraie vie, il n’y a tout simplement pas la place pour ça. Une promenade, quelques longueurs à la piscine ou un cours qui vous fait vraiment envie peuvent vous faire plus de bien qu’un programme parfait qui dort au fond d’un tiroir.

Ce que racontent les personnes atteintes de CMT confirme cette intuition. Dans une enquête menée auprès de 94 adultes atteints de CMT, les freins à l’exercice les plus fréquents étaient la fatigue (64,9 %), la douleur (57,4 %), le manque de motivation (51,1 %) et le manque de temps (46,8 %) [252]. Même dans un essai encadré, les participants atteints de CMT ont assisté à 76 % de leurs séances d’entraînement, et les chercheurs ont relevé « the low rate of continuation following the study » (le peu de participants qui ont continué après l’étude) [244]. Les programmes échouent quand ils ignorent la vie réelle des gens.

Cela dit, faire ce qu’on aime n’est pas toujours si simple. Certaines activités ne sont ni sûres ni réalistes pour tout le monde, et on ne peut pas toujours débarquer dans un cours de yoga ou de Pilates ordinaire et suivre le rythme. Ce guide veut vous aider à repérer où vos efforts porteront leurs fruits, à choisir une activité que vous pourrez poursuivre dans la durée, et à savoir quand l’exercice n’est pas la réponse.

Ce que disent les études sur l’exercice

  • Une revue Cochrane a relevé « some evidence that strengthening exercise programmes were moderately effective in increasing the strength of tested muscles » (quelques données montrant que les programmes de renforcement étaient modérément efficaces pour augmenter la force des muscles testés), mais elle ne portait que sur trois essais et date de plus de vingt ans [57].
  • Une revue systématique de 2024 sur l’exercice dans la CMT a rassemblé 7 études (170 patients au total), de qualité bonne à médiocre selon les cas [56].
  • Dans un essai randomisé mené chez 60 enfants atteints de CMT, 24 semaines de renforcement musculaire progressif ont préservé la force des chevilles pendant les deux années suivantes, par rapport à un programme placebo [60]. D’après l’université de Sydney, cet entraînement a ralenti l’aggravation de la faiblesse sur deux ans : « up to 30% » (jusqu’à 30 %) [61].
  • Chez l’adulte, un programme de renforcement de 12 semaines à domicile a amélioré la force [62]. Dans une petite étude sans groupe de comparaison, 24 semaines de vélo en fractionné ont amélioré la condition physique et réduit la fatigue [56]. Un programme de 12 semaines à domicile associant équilibre et renforcement a amélioré la stabilité posturale, avec une assiduité de 93 % [56].
  • L’intensité compte. La revue de 2024 indique que « high intensity of training is associated with a decrease in performance and an increased risk of injury in patients with neuromuscular diseases » (un entraînement de forte intensité est associé à une baisse des performances et à un risque accru de blessure chez les patients atteints de maladies neuromusculaires), et elle recommande une intensité plus faible avec davantage de répétitions [56].
  • La faiblesse par surmenage (l’idée que trop solliciter des muscles faibles accélère leur déclin) a été avancée [63], et les données recueillies depuis sont partagées : la plus grande étude, menée chez 271 adultes atteints de CMT1A, n’en a trouvé aucun signe [131], alors que des études plus petites la suggéraient [64]. La question n’est pas tranchée : par précaution, mieux vaut éviter de surmener les muscles faibles.
  • Ce que disent les associations de patients. La Charcot-Marie-Tooth Association (CMTA), l’association américaine de patients, conseille une activité physique adaptée à votre situation et encadrée par un kinésithérapeute qui connaît les maladies neuromusculaires [65]. Elle suggère la natation et les activités aquatiques, la marche avec des bâtons ou des orthèses, le yoga et le Pilates, en plus du renforcement musculaire et du travail de l’équilibre, et recommande d’éviter « high-impact or overly strenuous activities » (les activités à fort impact ou trop éprouvantes) [65].
  • Une réserve pour la CMT2C. Aucun de ces essais n’a été mené dans la CMT2C, et la plupart des participants avaient une CMT1A [240]. L’essoufflement est fréquent dans les maladies liées à TRPV4 [3] : avant de vous lancer dans un programme d’endurance, mieux vaut donc parler de vos symptômes respiratoires et vocaux à votre équipe soignante.

Là où vous verrez vraiment des résultats

À chaque objectif son outil. De toutes les idées que j’ai croisées, c’est la plus utile :

Entraîner ce qui fonctionne encore

Le renforcement musculaire aide les muscles qui ont encore une force appréciable. Dans une étude menée chez des personnes atteintes de maladies neuromusculaires lentement évolutives, l’entraînement était efficace quand le muscle disposait au départ de plus de 15 % environ de sa force normale [238]. Dans un essai mené chez des enfants atteints de CMT, 24 semaines de renforcement ont protégé la force des chevilles sur deux ans [60].

Appareiller ce qui est trop faible pour être entraîné

Dans la même étude, les muscles en dessous de 10 % de la force normale « generally did not improve » (ne se sont généralement pas améliorés) [238]. Pour un pied qui ne se relève pas, c’est une orthèse cheville-pied (AFO), souvent appelée « releveur », qui fait le travail : elle relève le pied pendant la marche et réduit l’effort supplémentaire que fournissent les hanches et les genoux pour compenser [233].

S’étirer pour entretenir, pas pour gagner

Lors d’un essai mené dans la CMT, les attelles de nuit n’ont pas augmenté l’amplitude de mouvement de la cheville [241], et les plâtres successifs (une série de plâtres qui étirent peu à peu la cheville) n’ont apporté qu’un gain faible et temporaire [242]. Une revue Cochrane n’a trouvé aucune intervention ayant fait la preuve de son efficacité pour augmenter l’amplitude de la cheville dans la CMT1A [243]. Les étirements réguliers font toujours partie de la prise en charge habituelle [6], mais voyez-les comme de l’entretien.

Bouger pour le cœur, l’énergie et le moral

Pédaler trois fois par semaine a amélioré la capacité d’endurance (aérobie) d’adultes atteints de CMT1A [244], et l’entraînement sur tapis roulant a été bénéfique sans provoquer de faiblesse par surmenage [245]. Dans la population générale, l’exercice pourrait aider à soulager la dépression, même si les données restent limitées [255]. Ces bienfaits ne dépendent d’aucun muscle en particulier.

En toute franchise. Quand un muscle n’a presque plus de force, il y a peu de chances que des répétitions supplémentaires la lui rendent [238]. Mettez plutôt cette énergie là où elle compte : dans les muscles qui vous portent, dans votre cœur et vos poumons, dans l’équilibre, et dans la recherche de la bonne orthèse, de la bonne attelle ou de la bonne aide technique.

Trouver votre point de départ

Suivez ces quatre étapes. Les étapes 1 et 2 reposent sur de simples tests à faire vous-même : ils servent de point de départ pour en discuter avec un kinésithérapeute, ils ne remplacent pas un diagnostic.

  1. Commencer par la sécurité

    Ces derniers mois, avez-vous remarqué un essoufflement nouveau ou plus marqué (surtout en position allongée), une respiration bruyante, une voix plus faible, des fausses routes, ou une chute qui vous a fait mal ? Si c’est le cas, parlez-en à votre équipe soignante avant de commencer quoi que ce soit de nouveau. Dans la CMT2C, les problèmes respiratoires viennent d’une faiblesse du diaphragme [6], et 55 % des personnes inscrites au registre TRPV4 ont signalé un essoufflement [3]. Une difficulté respiratoire soudaine impose de consulter en urgence.

  2. Répondre aux questions pour chaque zone qui vous gêne

    Chaque réponse vous oriente vers l’un de ces trois axes : entraîner, entraîner et soutenir, ou soutenir et protéger.

  3. Choisir une activité principale

    Optez pour une activité qui vous plaît et à laquelle vous avez facilement accès, comme la marche, le vélo, les activités aquatiques ou le renforcement musculaire. Voir la partie Construire un programme que vous tiendrez.

  4. Ajouter deux ou trois exercices ciblés

    Piochez-les parmi les exercices en images, en fonction de vos réponses. Deux ou trois exercices que vous faites valent mieux que douze que vous ne faites pas.

Pieds et chevilles

En position assise, talon posé au sol, pouvez-vous relever l’avant du pied et le garder levé cinq secondes ?

  • Non, ou à peine

    Soutenir et protéger. Demandez si une AFO pourrait vous convenir. Dans une étude sur des AFO prescrites selon des recommandations cliniques, la vitesse de marche, son coût énergétique et la capacité de marche ressentie se sont tous améliorés [235]. Continuez à étirer vos mollets pour préserver l’amplitude que vous avez, et consacrez votre travail de renforcement aux hanches et aux cuisses, qui prennent le relais.

  • Oui, mais mes orteils accrochent avec la fatigue

    Entraîner et soutenir. Faites des relevés de pointe de pied et des exercices d’équilibre, et pensez à une orthèse pour les longues marches ou les journées fatigantes. Une orthèse pour la distance, l’entraînement pour la force : les deux peuvent très bien aller ensemble.

  • Oui, facilement

    Entraîner. C’est là que le renforcement peut préserver ce que vous avez [60]. Ajoutez des exercices d’équilibre et des étirements des mollets.

Si votre pied se tord ou se creuse de plus en plus, ou si une orthèse ne le maintient plus en bonne position, demandez qu’on vous adresse à un spécialiste du pied et de la cheville. Pour les déformations encore souples, l’orthèse est le premier traitement à essayer, et une déformation qui s’aggrave ou un pied tombant doivent être évalués à temps en vue d’une éventuelle chirurgie [257].

Équilibre et chutes

Pouvez-vous rester debout pieds joints 30 secondes sans vous tenir à rien, et avez-vous évité toute chute depuis un an ?

  • Non, ou j’ai fait une chute

    Soutenir et protéger. Ne vous entraînez à l’équilibre qu’avec un plan de travail ou une barre à portée de main, et faites le point sur vos orthèses et vos chaussures avec un professionnel. Vous êtes loin d’être la seule personne concernée : dans une enquête sur la CMT, 86 % des personnes ont signalé des chutes ou des quasi-chutes, souvent en trébuchant à cause d’un pied tombant [247].

  • Stable, mais je vacille sur un sol inégal

    Entraîner et soutenir. Dans une petite étude sur la CMT1A, un programme de 12 semaines à domicile associant exercices d’équilibre et renforcement des hanches et des cuisses a amélioré l’équilibre et la marche [248]. Commencez par les exercices avec appui.

  • Oui, je suis stable

    Entraîner. Continuez à mettre votre équilibre à l’épreuve au quotidien, par exemple en marchant sur des terrains variés, en dansant ou en pratiquant le tai-chi.

Mains

Arrivez-vous sans trop de mal à fermer des boutons, à ouvrir un bocal et à tourner une clé ?

  • Non

    Soutenir et protéger. Consultez un ergothérapeute pour des attelles et des aides techniques adaptées. Dans une petite étude chez 13 personnes atteintes de CMT, une orthèse d’opposition du pouce a amélioré les scores de fonction de la main [250].

  • En forçant

    Entraîner et soutenir. Dans la CMT1A, la force de pince et le mouvement du pouce en travers de la paume sont les facteurs qui comptent le plus pour la dextérité [249] : concentrez-vous sur eux. Essayez les exercices pour les mains, et servez-vous d’aides techniques pour les tâches les plus difficiles. Aucun essai n’a porté sur le renforcement des mains dans la CMT : surveillez donc la fatigue.

  • Oui

    Entraîner. Les gestes du quotidien suffisent généralement. Ajoutez des exercices pour les mains si vous remarquez des changements.

Épaules et bras

Pouvez-vous lever les deux bras tendus au-dessus de la tête, et vos omoplates restent-elles bien à plat contre votre dos ?

  • Non, ou une omoplate se décolle

    Soutenir et protéger. Une faiblesse des épaules et un décollement des omoplates (scapula alata) s’observent dans la CMT2C [6] ; dans un groupe de personnes porteuses de variants de TRPV4, environ la moitié présentaient ce décollement [223]. Demandez un bilan à un kinésithérapeute, commencez par des exercices en position allongée ou avec appui, et rangez les objets du quotidien en dessous de la hauteur des épaules.

  • Oui, mais mes bras se fatiguent vite

    Entraîner. Essayez les tirages à l’élastique, les pompes contre le mur et les poussées vers le plafond, en vous arrêtant bien avant l’épuisement.

Respiration et voix

Le souffle vous manque-t-il quand vous vous allongez à plat, vous réveillez-vous avec des maux de tête ou la sensation de ne pas avoir récupéré, ou votre voix se fatigue-t-elle vite ?

  • Oui

    Soutenir et protéger. Consultez d’abord un pneumologue et un ORL (oto-rhino-laryngologiste) [6]. Chez les personnes atteintes de maladies neuromusculaires, l’entraînement des muscles respiratoires a amélioré les mesures de force respiratoire, mais pas l’essoufflement, la voix ni la qualité de vie [251], et il n’a pas été étudié dans la CMT. N’utilisez un appareil d’entraînement respiratoire que si votre équipe soignante vous le recommande. La page Respiration et voix détaille les premiers signes et les examens à demander.

  • Non

    Entraîner. Continuez à faire contrôler votre respiration chaque année [6]. Une activité d’endurance, à un rythme qui vous permet encore de parler, est un bon choix par défaut, et la respiration abdominale est une façon douce de commencer.

Énergie

Lors d’une journée ordinaire, vous reste-t-il de l’énergie pour bouger ?

  • Rarement

    Soutenir et protéger. Dans une grande étude sur la CMT, 36 % des personnes souffraient d’une fatigue anormale, associée à l’anxiété, à la dépression, à la somnolence et à l’obésité [246]. Commencez par le programme de la semaine plus légère, parlez de votre sommeil et de votre respiration à votre médecin, et utilisez des aides techniques afin de réserver votre énergie à ce qui compte pour vous.

  • Certains jours

    Entraîner et soutenir. Faites une semaine à la carte : choisissez chaque jour le programme qui convient, au lieu de vous imposer un planning unique.

  • La plupart des jours

    Entraîner. Progressez vers la semaine habituelle ou la semaine plus intense, décrites plus bas.

Construire un programme que vous tiendrez

Partir de ce que vous ferez vraiment

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) recommande aux adultes, y compris aux personnes vivant avec un handicap, 150 à 300 minutes d’activité modérée par semaine, et souligne que « some physical activity is better than none » (un peu d’activité physique vaut mieux que rien) [253]. Prenez ces chiffres comme un cap, pas comme un examen à réussir. La meilleure activité principale est celle qui vous plaît et à laquelle vous avez accès. Voici des options qui conviennent à beaucoup de personnes atteintes de CMT :

Une personne qui marche avec un bâton dans chaque main.

La marche, avec des bâtons si cela vous aide

La marche avec des bâtons (marche nordique) ou avec des orthèses fait partie des activités que suggère la Charcot-Marie-Tooth Association (CMTA) [65]. Les bâtons apportent de la stabilité et font aussi travailler les bras.

Une personne qui pédale sur un vélo couché, le dos calé contre un dossier.

Le vélo

Pédaler trois fois par semaine pendant 12 semaines a amélioré la condition physique d’adultes atteints de CMT1A [244]. Avec un vélo couché ou un vélo d’appartement, l’équilibre n’entre plus en ligne de compte.

Une personne qui marche dans l’eau jusqu’à la poitrine.

La natation et les activités aquatiques

La CMTA suggère la natation et les activités aquatiques [65]. L’eau porte votre poids : une chute est beaucoup moins à craindre. Dans un essai mené chez 40 personnes atteintes de différents types de neuropathie, la kinésithérapie en piscine a amélioré la marche et l’équilibre autant que la kinésithérapie hors de l’eau [132]. Renseignez-vous sur l’accessibilité du bassin (entrée sans marches) et des vestiaires.

Le renforcement musculaire, le yoga et le Pilates sont aussi suggérés dans la CMT [65], et le tai-chi, la danse ou le handisport font partie des autres activités que les gens apprécient. Si un cours collectif va trop vite, demandez d’abord une séance individuelle à l’enseignant, ou cherchez des cours destinés aux personnes atteintes d’affections neurologiques.

Y aller doucement pour pouvoir recommencer

  • Un effort modéré, pas maximal. Dans les maladies neuromusculaires, l’entraînement à haute intensité a été associé à une baisse des performances et à des blessures, et une intensité plus faible avec davantage de répétitions est recommandée [56].
  • Laissez de côté les charges très lourdes. Chez certaines personnes, les exercices très lourds ou à forte résistance peuvent aggraver la fatigue et les lésions musculaires [66] : la musculation classique avec de lourdes charges risque donc de ne pas vous convenir, et elle peut provoquer des douleurs. Dans un essai mené chez des enfants atteints de CMT, un entraînement modéré, entre 50 % et 70 % de leur maximum, s’est révélé sûr et a ralenti l’affaiblissement de la cheville [60]. Aucune étude n’a testé les charges très lourdes dans la CMT : les éviter relève donc de la précaution, pas d’une règle démontrée.
  • Fiez-vous à vos sensations, mais vérifiez-les. Les personnes atteintes de maladies neuromusculaires perçoivent souvent l’effort autrement que ne l’indique leur fréquence cardiaque, ce qui peut conduire à un sous-entraînement ou à un surentraînement [256]. Un kinésithérapeute peut vous aider à doser votre effort.
  • Par précaution, ne surmenez pas les muscles faibles. On ne sait toujours pas si trop solliciter des muscles faibles accélère leur déclin [64], et le National Health Service (NHS), le service de santé public britannique, prévient qu’en vous surmenant, vous risquez d’aggraver vos symptômes [258]. Une faiblesse ou une douleur qui dure jusqu’au lendemain est le signal qu’il faut en faire moins : parlez-en à votre kiné.

Trois programmes pour trois types de semaines

Ce sont des propositions de ma part pour vous donner un cadre, pas des prescriptions fondées sur des preuves. Choisissez le programme qui correspond à la semaine que vous vivez réellement, et ne voyez pas une semaine où l’énergie manque comme un échec.

Semaine plus légère

Environ 10 minutes, 3 jours par semaine
  • Un exercice ciblé pour la zone qui vous concerne, par exemple l’assis-debout ou les relevés de pointe de pied
  • Un étirement, par exemple celui des mollets
  • Quelques minutes de respiration abdominale
  • Pour le reste, du repos, sans culpabiliser

Semaine habituelle

Environ 20 à 30 minutes, 3 ou 4 jours par semaine
  • Votre activité principale 2 ou 3 jours
  • Deux ou trois exercices ciblés, deux fois par semaine
  • L’étirement des mollets la plupart des jours
  • Des exercices d’équilibre avec appui deux fois par semaine

Semaine plus intense

Environ 30 à 45 minutes, 4 ou 5 jours par semaine
  • Votre activité principale 3 ou 4 jours
  • Du renforcement des grands groupes musculaires deux fois par semaine, avec un jour de repos entre les deux
  • De l’équilibre et des étirements intégrés à l’échauffement
  • Une activité juste pour le plaisir

Se faciliter le démarrage

  • Associez les exercices à ce que vous faites déjà. Faites des assis-debout quand vous vous levez d’une chaise, étirez vos mollets pendant que la bouilloire chauffe, et écartez les doigts devant la télé.
  • Laissez-vous du temps. Choisissez toujours le même moment et le même endroit, et commencez plus petit que ce qui vous semble nécessaire. Une nouvelle habitude met du temps à s’installer : dans une étude, il a fallu en médiane 66 jours pour qu’un geste quotidien devienne automatique, avec des écarts allant de 18 à 254 jours, et sauter un seul jour ne faisait pas tout perdre [135].
  • Suivez ce qui compte pour vous. Notez la distance que vous arrivez à parcourir à pied, le nombre d’assis-debout que vous faites en 30 secondes, ou si vous pouvez porter vos courses. Ce que vous parvenez à faire au quotidien motive davantage qu’un nombre de répétitions.
  • Faites-vous accompagner. Les chercheurs de l’essai sur le vélo ont conclu que la motivation personnelle ne suffit peut-être pas, à elle seule, pour que les personnes atteintes de maladies neuromusculaires continuent à faire de l’exercice [244]. Le soutien des autres est l’un des meilleurs indicateurs qu’une personne tiendra son programme d’exercices à domicile [134], et les programmes construits autour d’un partenaire d’entraînement augmentent un peu le niveau d’activité [133]. Un ami, un cours, un coach ou un suivi en ligne peuvent aider, et l’accompagnement à distance est à l’étude dans la CMT [56].
  • Prévoyez les coups durs. Après une maladie, une chute ou une mauvaise passe, reprenez avec le programme de la semaine plus légère plutôt que de repartir là où vous en étiez.
Mes signaux d’arrêt : mon expérience, pas une recommandation

Je m’arrête et je réduis la charge si une faiblesse dure plus de 48 heures, si de nouveaux tressautements ou de nouvelles crampes apparaissent, ou si j’ai mal à une articulation plutôt qu’à un muscle. Définissez vos propres signaux d’arrêt avec votre kinésithérapeute.

Je décris ma façon de m’entraîner sur la page Conseils pratiques. C’est mon approche personnelle, pas une recommandation.

Exercices en images

Voici des exercices couramment utilisés en rééducation neuromusculaire. Les dessins montrent le mouvement, et les flèches indiquent sa direction. Commencez par quelques répétitions lentes, respirez régulièrement au lieu de bloquer votre souffle, et arrêtez-vous dès que quelque chose fait mal. Faites valider tout nouvel exercice par un kinésithérapeute, surtout si vous avez une scoliose, des problèmes de hanche ou des rétractions (des articulations qui se sont raidies et ne bougent plus complètement).

Pieds et chevilles

Pour les pieds qui se relèvent encore, et pour éviter que les mollets ne se raidissent.

Une personne assise tire ses orteils vers le tibia, tandis qu’un élastique fixé devant elle retient l’avant du pied.

Relevé de pointe de pied sur une chaise

  1. Asseyez-vous, talon posé au sol.
  2. Relevez l’avant du pied vers le tibia, tenez un instant, puis redescendez lentement.
  3. Répétez 8 à 15 fois de chaque côté.
Plus facile
Sans élastique, en relevant le pied seulement jusqu’où c’est confortable.
Plus difficile
Passez un élastique léger autour de l’avant du pied, fixé devant vous, comme sur le dessin.

Idéal si vous arrivez déjà à relever le pied contre la pesanteur.

Une personne prend appui des deux mains contre un mur, une jambe fléchie devant, la jambe arrière tendue et le talon au sol.

Étirement des mollets contre le mur

  1. Placez-vous face à un mur, les mains posées dessus.
  2. Reculez un pied en gardant cette jambe tendue et le talon au sol.
  3. Penchez-vous vers l’avant jusqu’à sentir l’étirement dans le mollet. Tenez 30 secondes, deux fois de chaque côté.
Plus facile
Reculez moins le pied, ou optez pour l’étirement à la sangle, en position assise.
À essayer aussi
Fléchissez légèrement le genou arrière pour étirer le bas du mollet.

L’étirement quotidien du tendon d’Achille fait partie de la prise en charge habituelle [6].

Une personne assise sur un tapis, les jambes tendues, tient une sangle passée autour d’un pied.

Étirement à la sangle, au sol

  1. Asseyez-vous, les jambes tendues devant vous.
  2. Passez une sangle ou une serviette sous l’avant d’un pied.
  3. Tirez doucement les orteils vers vous. Tenez 30 secondes, deux fois de chaque côté.
Plus facile
Asseyez-vous sur un lit, ou adossez-vous à un mur pour soutenir votre dos.

Pratique quand les étirements debout vous déséquilibrent.

Se lever et tenir en équilibre

Pour retrouver de l’assurance debout et entretenir la force utile au quotidien. Ayez toujours un appui à portée de main.

Une personne se lève d’une chaise rigide : d’abord assise et penchée en avant, puis debout.

Assis-debout

  1. Asseyez-vous vers l’avant d’une chaise rigide, les pieds sous les genoux.
  2. Penchez-vous en avant et levez-vous, puis rasseyez-vous lentement.
  3. Répétez 5 à 10 fois.
Plus facile
Aidez-vous des mains, ou prenez un siège plus haut.
Plus difficile
Croisez les bras, ou rasseyez-vous plus lentement.

L’un des exercices les plus utiles qui soient, puisque vous le faites toute la journée.

Une personne se tient sur une jambe, une main posée sur un plan de travail de cuisine.

Équilibre avec appui

  1. Placez-vous devant un plan de travail, une main ou les deux posées dessus.
  2. Tenez-vous pieds joints, puis un pied devant l’autre, puis sur une jambe.
  3. Tenez chaque position jusqu’à 30 secondes.
Plus facile
Pieds légèrement écartés, les deux mains sur le plan de travail.
Plus difficile
Ne posez que le bout d’un doigt, ou tournez lentement la tête.

Portez vos orthèses et vos chaussures habituelles.

Hanches, cuisses et sangle abdominale

Ces muscles compensent souvent la faiblesse des chevilles : ça vaut la peine de les garder forts.

Une personne allongée sur le dos, genoux fléchis, décolle les hanches du sol.

Pont fessier

  1. Allongez-vous sur le dos, genoux fléchis et pieds à plat.
  2. Serrez les fessiers et soulevez les hanches, puis redescendez lentement.
  3. Répétez 8 à 15 fois.
Plus facile
Ne soulevez les hanches que légèrement.
Plus difficile
Tenez la position haute 3 secondes.
Une personne allongée sur le côté, la tête appuyée sur un bras, lève la jambe du dessus.

Élévation de la jambe sur le côté

  1. Allongez-vous sur le côté, la tête posée sur le bras du dessous. Pliez le genou du dessous si cela vous donne plus de stabilité.
  2. Levez un peu la jambe du dessus en la gardant dans l’alignement du corps, puis redescendez lentement.
  3. Répétez 8 à 15 fois de chaque côté.
Plus facile
Pliez aussi le genou du dessus.
Plus difficile
Marquez une pause en haut.
Une personne allongée sur le dos, genoux et bras levés, descend lentement un bras derrière la tête tout en tendant la jambe opposée.

Dead bug (insecte mort)

  1. Allongez-vous sur le dos, les bras tendus vers le plafond et les genoux pliés au-dessus des hanches.
  2. Descendez lentement un bras derrière la tête et tendez la jambe opposée, en gardant le bas du dos au sol.
  3. Revenez au centre et changez de côté. Répétez 5 à 10 fois de chaque côté.
Plus facile
Ne bougez que les bras, ou que les jambes, pieds au sol.

Épaules et bras

Pour porter, attraper des objets et soutenir les omoplates. Une faiblesse des épaules peut faire partie de la CMT2C [6], et les muscles des bras et des jambes proches du tronc sont plus souvent touchés que dans la CMT1A [3].

Une personne assise tire vers ses côtes un élastique fixé à un poteau.

Tirage horizontal à l’élastique

  1. Asseyez-vous le dos bien droit, face à un élastique fixé à hauteur de poitrine.
  2. Tirez l’élastique vers vos côtes en serrant les omoplates l’une contre l’autre.
  3. Revenez lentement. Répétez 8 à 15 fois.
Plus facile
Prenez un élastique plus souple, ou rapprochez-vous du point d’attache.
Une personne penchée vers un mur, les mains à hauteur des épaules, plie les coudes.

Pompes contre le mur

  1. Placez-vous à une longueur de bras d’un mur, les mains posées dessus à hauteur des épaules.
  2. Pliez les coudes pour rapprocher la poitrine du mur, puis repoussez.
  3. Répétez 8 à 15 fois.
Plus facile
Rapprochez-vous du mur.
Plus difficile
Prenez appui sur un plan de travail plutôt que sur le mur.

Demande une force suffisante dans les poignets et les mains.

Une personne allongée sur le dos tient un poids léger, les deux bras tendus vers le plafond, et pousse vers le haut.

Poussée vers le plafond, sur le dos

  1. Allongez-vous sur le dos, les bras tendus vers le plafond.
  2. Poussez les mains plus haut pour que vos omoplates décollent du sol, puis laissez-les redescendre.
  3. Répétez 8 à 15 fois.
Plus facile
Sans poids.
Plus difficile
Tenez un poids léger ou une bouteille d’eau.

Fait travailler le muscle qui maintient l’omoplate à plat (le grand dentelé). La position allongée soutient une épaule faible.

Une personne debout, le dos et les bras contre un mur, fait glisser ses bras d’une position en W à une position en Y.

Glissé des bras le long du mur

  1. Adossez-vous à un mur, les bras pliés en W et plaqués contre lui.
  2. Faites glisser vos bras vers le haut aussi loin que c’est confortable, puis redescendez.
  3. Répétez 5 à 10 fois.
Plus facile
Faites l’exercice sur le dos, au sol.

Mains

Pour la dextérité, ce sont la pince et le mouvement du pouce qui comptent le plus [249]. Allez-y en douceur, et arrêtez-vous si vous avez des crampes dans les mains.

Une main écarte les doigts contre un élastique passé autour du bout des doigts.

Écartement des doigts

  1. Passez un élastique autour du bout de vos doigts et de votre pouce.
  2. Écartez les doigts contre la résistance de l’élastique, puis relâchez.
  3. Répétez 10 fois de chaque main.
Plus facile
Sans élastique.
Un poing serre une boule de pâte de rééducation.

Pâte de rééducation : serrer et pincer

  1. Serrez dans votre poing une boule de pâte de rééducation souple, puis relâchez.
  2. Ensuite, détachez-en de petits morceaux en pinçant entre le pouce et le bout de chaque doigt.
  3. Faites-en quelques minutes à la fois.
Plus facile
Choisissez la pâte la plus souple.

Respiration

Ces exercices ont leur place dans la CMT2C, car le diaphragme peut être touché [6]. Parlez des exercices respiratoires avec votre équipe soignante avant de commencer.

Une personne allongée sur le dos, genoux fléchis, a une main posée sur le ventre, qui se soulève quand elle inspire.

Respiration abdominale

  1. Installez-vous confortablement, en position allongée ou assise, une main sur le ventre.
  2. Inspirez lentement par le nez en laissant votre ventre se soulever sous votre main.
  3. Expirez lentement. Continuez quelques minutes.
À noter
Si la position allongée à plat vous essouffle, faites l’exercice en position assise et parlez-en à votre médecin.
Une personne assise inspire à travers un petit appareil d’entraînement respiratoire tenu à la main.

Appareil d’entraînement respiratoire

  1. N’en utilisez un que si votre pneumologue ou votre kinésithérapeute vous le recommande.
  2. C’est ce professionnel qui réglera la résistance et le nombre de respirations.

Dans les maladies neuromusculaires, cet entraînement a amélioré les mesures de force respiratoire, mais pas l’essoufflement ni la qualité de vie [251].

Quand une orthèse ou une aide technique prend le relais

Utiliser une orthèse, une attelle ou une aide technique, ce n’est pas baisser les bras. Cela libère souvent de l’énergie pour ce qui vous tient à cœur.

  • Orthèses cheville-pied. Les AFO rendent la cheville plus rigide et relèvent le pied quand la jambe passe vers l’avant, et elles réduisent aussi les mouvements de compensation de la hanche et du genou [233]. Dans un petit essai croisé, la vitesse de marche médiane était de 0,96 m/s avec des AFO en polypropylène, contre 0,79 m/s sans orthèse [234]. Fournies selon des recommandations cliniques, les AFO ont amélioré la vitesse de marche et son coût énergétique [235].
  • Restez réaliste sur les orthèses. D’une étude à l’autre, les bénéfices sur la marche étaient faibles à modérés, et non statistiquement significatifs une fois les résultats regroupés [236]. Dans une enquête auprès de 266 personnes atteintes de CMT, 31 % des utilisateurs d’AFO avaient cessé de les porter, et des complications étaient signalées avec 69 % des AFO, plus souvent qu’avec les semelles orthopédiques (47 %) ou les chaussures orthopédiques (59 %) [237]. Le bon ajustement compte : si une orthèse frotte, fait mal ou ne vous rend plus service, retournez voir le professionnel qui vous l’a fournie.
  • Attelles et aides techniques pour les mains. Dans une petite étude, une orthèse d’opposition du pouce a amélioré la dextérité [250]. Ouvre-bocaux, crochets à boutons, stylos plus épais et mitigeurs à levier coûtent peu et épargnent bien des efforts.
  • Aides à la mobilité. Les cannes anglaises, les cannes simples, les déambulateurs et les fauteuils roulants font partie de la prise en charge habituelle [6]. Dans le registre TRPV4, 32 % des participants utilisaient un fauteuil roulant au moins une partie du temps [3]. En utiliser un pour les longs trajets peut vous laisser de l’énergie pour une activité que vous aimez.
  • Chirurgie. Pour une déformation du pied qui s’aggrave, on privilégie aujourd’hui une chirurgie qui préserve les articulations, en associant des gestes sur les parties molles, des réalignements osseux et des transferts tendineux [257].

Activité physique et santé mentale

Vivre avec une maladie évolutive est difficile, et votre santé mentale mérite autant d’attention que vos muscles. Les personnes atteintes de CMT sont plus sujettes aux symptômes dépressifs que la population générale [146].

  • Dans la population générale, une vaste analyse d’essais randomisés a montré que la marche ou le jogging, le yoga et le renforcement musculaire réduisaient tous la dépression, même si la confiance dans ces données était faible à très faible [255].
  • Les adultes atteints de CMT1A qui pratiquaient un sport obtenaient de meilleurs scores de fonction physique et de santé mentale que les autres. Cette étude montre une association, pas un lien de cause à effet [254].
  • L’essai sur le vélo dans la CMT1A n’a montré aucun changement de l’humeur [244] : un programme, à lui seul, ne garantit donc pas de remonter le moral. Le plaisir, la compagnie et le sentiment de progresser comptent probablement autant que l’exercice lui-même.

Avoir de la peine pour ce que vous ne pouvez plus faire, c’est normal. Si le moral reste bas ou si l’anxiété s’installe, parlez-en à votre médecin. Vous pouvez aussi trouver d’autres personnes qui vous comprennent sur la page S’impliquer.

Tirer le meilleur de la kinésithérapie

Un bilan annuel de kinésithérapie fait partie de la prise en charge recommandée dans les maladies liées à TRPV4 [6]. Cela vaut la peine de chercher un kiné qui connaît les maladies neuromusculaires [65], et les centres d’excellence CMT (CMT Centers of Excellence) proposent une prise en charge pluridisciplinaire [85]. Les recherches de qualité sur l’exercice dans la CMT restent peu nombreuses [258] : un bon kiné adaptera donc votre programme au lieu de vous en prescrire un tout fait.

Avant de commencer, la Hereditary Neuropathy Foundation (HNF), une fondation américaine, conseille de demander au kiné s’il a déjà travaillé avec des personnes atteintes de CMT [127]. L’annuaire de la CMTA recense des soignants qui ont l’expérience de la CMT [128], et une partie de la rééducation peut se faire en visioconférence : on parle souvent de télérééducation [129]. Une seule séance peut suffire pour établir un programme que vous suivrez ensuite à la maison ou dans une salle de sport près de chez vous. La HNF propose aussi des cours de remise en forme en ligne gratuits (en anglais), conçus pour les personnes atteintes de CMT [130].

Vous avez le droit de négocier. Vous pourriez dire :

  • « Concrètement, je peux faire 15 minutes, trois ou quatre jours par semaine. Quels sont les deux ou trois exercices qui m’apporteront le plus ? »
  • « Lesquels de mes muscles sont assez forts pour être entraînés, et lesquels ont plutôt besoin d’une orthèse ou d’une autre aide ? »
  • « Est-ce qu’on peut intégrer ces exercices à ce que je fais déjà, comme la marche ou la natation ? »
  • « Quel niveau d’effort dois-je ressentir, et quels signes doivent m’inciter à ralentir ? »
  • « Qu’est-ce que je dois mesurer pour qu’on sache si ça marche ? »
  • « Pouvez-vous vérifier mes orthèses et mes chaussures pendant que je suis là ? »

Précautions propres à la CMT2C

  • Respiration et voix. La faiblesse des cordes vocales et celle du diaphragme font partie des signes de la CMT2C [6]. Faites contrôler votre respiration avant de commencer un nouveau programme d’endurance [3], et réduisez l’effort pendant les rhumes, car les infections des voies respiratoires hautes peuvent aggraver l’obstruction des voies aériennes [6].
  • Se relever. Dans le registre TRPV4, 41 % des participants ont signalé des étourdissements en se levant [3]. Relevez-vous lentement après les exercices au sol ou en position allongée, et gardez un appui à proximité.
  • Colonne vertébrale et hanches. Dans le registre TRPV4, 64 % des personnes ayant répondu au questionnaire ont signalé une scoliose, et 18 % avaient une dysplasie de la hanche [3]. Demandez à votre équipe soignante quels mouvements conviennent à votre dos et à vos hanches.
  • Une faiblesse inégale. La faiblesse peut être asymétrique et ne commence pas toujours par les pieds [6] : un programme CMT standard risque donc de ne pas vous convenir. Entraînez chaque côté selon ses besoins.
  • Un manque de données. La plupart des études sur l’exercice portaient sur la CMT1A [240]. Aucune n’a été menée dans la CMT2C.

Que faire ensuite ?

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